Bilan novembre 2021

Pour la seconde fois, je me suis lancée dans une PAL mentuelle très ambitieuse. Dès le départ, je me doutais que je ne pourrais arriver à bout de celle-ci, mais je me suis tout de même bien amusée à mettre en place cette petite sélection.

Récapitulatif

Anne d’Avonlea – Lucy Maud Montgomery

Non, je ne me lasse pas de vous parler d’Anne Shirley. Novembre est une période assez rude, le froid s’installe, les journées rétrécissent… J’ai beaucoup apprécié le fait de pouvoir m’échapper à Avonlea qui est un endroit magnifique.

La villa aux étoffes – Anne Jacobs

Quelle merveilleuse découverte ! Fan des sagas familiales digne de Downton Abbey, je nourrissais de grands espoirs pour La villa aux étoffes. De plus, sa forte présence sur les réseaux livresques m’a conforté dans l’idée que je ne pourrais qu’apprécier cette histoire. Je n’ai pas été déçue. Il m’a fallu quelques pages pour m’attacher à Marie, le personnage central, mais dès que ce fut fait, je n’ai plus lâché ce livre. J’ai hâte de vous en parler en détail !

La Saga du roi des cendres – Renaud Pourtier

L’héroic-fantasy n’est pas un genre que je lis régulièrement, et lorsque l’auteur est venu me proposer de découvrir son livre, j’ai craint de ne pas être capable de l’apprécier à sa juste valeur. J’ai pourtant été happée par l’ambiance glaciale des Vikings et me suis surprise à apprendre beaucoup de choses.

Pourquoi être heureux quand on peut être normal ? de Jeanette Winterson et A rude épreuve d’Elizabeth Jane Howard.

J’ai commencé l’autobiographie de Jeanette Winterson il y a deux jours. C’est un livre assez court (moins de 300 pages), et pourtant très riche en informations.

En ce qui concerne le second tome de la Saga des Cazalet, je compte bien l’intégrer à ma PAL de décembre. Je suis vraiment impatiente de me plonger dans ce livre, ayant adoré le premier tome.

Pumpkin autumn challenge

Le PAC 2021 touche à sa fin ! Je l’avais déjà annoncé lors du premier bilan, je n’ai pas vraiment réussi à suivre mes objectifs de cette année. Je me suis tout de même bien amusée à concocter les différents menus et à me plonger dans des lectures thématiques.

Automne frissonnant

Âmes perdues, Poppy Brite

l’Outsider, Stephen King

Automne douceur de vivre

Le cercle du Dragon-thé, Katie O’Neill

Câlins, Catana Chetwynd

Anne de Green Gables, Lucy Maud Montgomery

Automne enchanteur

Déracinée, Naomi Novik

Autre, Maël Nahon

Lectures libres

L’Arbre d’Halloween, Ray Bradbury

Anne d’Avonlea, Lucy Maud Montgomery

Du côté de l’écriture

Cette année, je n’ai pas participé au Nanowrimo. Je ressentais le besoin de prendre du temps pour moi, de faire une pause et de laisser poser cerveau après une période de réécriture assez intense.

La bête de Wakefield, mon premier roman est entre les mains de mes bêta-lectrices pour encore deux semaines. Deux retours me sont déjà parvenus et je lutte de toutes mes forces afin de ne pas me remettre au travail trop tôt.

Je n’en ai pas encore parlé ici, mais je participe également à un atelier d’écriture deux fois par mois. Nous sommes un petit groupe de dix personnes, encadré par un auteur professionnel et nous produisons un ou deux textes par séance. Je trouve cette expérience rafraîchissante. Grâce à divers jeux d’écriture, je trouve petit à petit mon style. Aussi, produire un texte dans un temps imparti, entourée d’autres auteurices est très encourageant.

Le mois de novembre est passé comme un coup de vent, mais j’ai tout de même l’impression de ne pas avoir eu assez de temps pour accomplir tous les objectifs livresques que je m’étais fixée.

Et vous, comment s’est passé votre mois de novembre ?

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Derniers échos de l’automne avant Noël – L’Arbre D’Halloween

𝐇𝐞𝐥𝐥𝐨 𝐥𝐞𝐬 𝐁𝐨𝐨𝐤𝐰𝐨𝐫𝐦𝐬 🌿

C’est avec une grande émotion que je fais mes adieux à la période “ spooky ” avec cet adorable livre, très présent dans le #PumpkinAutumnChallenge de cette année.

「Carte d’identité」

🍃 Autrice : Ray Bradbury

🍃 Édition : Gallimard 

🍃 Publication : octobre 2015

🍃 Pages : 176

「Résumé」

Pour Halloween, Tom Skelton se déguise en squelette et parcourt la ville avec ses copains, en quête de friandises. Mais cette année, le jeune Joe Pipkin ne les accompagne pas. Où peut-il bien être ? Un homme inquiétant finit par leur ouvrir sa porte et va les entraîner dans un bien curieux voyage, de l’Égypte ancienne en Irlande, en passant par Paris et le Mexique, à la découverte des mystères de cette fête des morts. Ainsi, peut-être Tom et ses amis retrouveront-ils leur copain Joe et perceront-ils les secrets de l’Arbre d’Halloween ? On retrouve dans L’Arbre d’Halloween, conte fantastique et poétique, tout l’univers de Ray Bradbury : l’enfance, les voyages, l’automne, la mort… On retrouve également le talent qui en a fait l’un des plus grands auteurs du XXe siècle.

「Avis」

Parier sur la qualité plutôt que sur la quantité, voici le choix de Ray Bradbury dans ce conte d’Halloween. Préparez vous à vous envoler à travers le temps et partir à la découverte des origines de cette fête bien mystérieuse. 

Pourquoi nous déguisons-nous en momie, ou encore en sorcière ? Suivez Tom et sa bande, sans oublier l’énigmatique Montsuaire dans une nuit d’Halloween qu’ils n’oublieront pas de sitôt.

Ray Bradbury est un auteur que je ne pensais jamais lire en dehors de la sphère de l’école. J’ai brièvement étudié Fahrenheit 451 pendant mes années lycée, entendu parler des Chroniques martiennes sans franchement me pencher sur la question. C’est un libraire Kube qui m’a mis L’Arbre d’Halloween entre les mains, et je dois dire que je n’ai pas été déçue. Un livre dévoré en une soirée, tant la rapide aventure de ces garnements nous entraîne dans un flot de surprises alléchantes. 

Je suis prête à laisser Halloween derrière moi et enfin me pencher sur Noël qui s’installe toujours trop vite à mon goût. 

Avez-vous lu L’Arbre d’Halloween

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Le cercle du Dragon-thé, un univers rempli de boules de poils

𝐇𝐞𝐥𝐥𝐨 𝐥𝐞𝐬 𝐁𝐨𝐨𝐤𝐰𝐨𝐫𝐦𝐬 🌿

Enfin un peu de bande dessinée ! J’avais vraiment hâte de poster cette adorable BD jeunesse, parfaite pour cette fin d’automne.

「Carte d’identité」

🍃 Autrice : Katie O’Neill

🍃 Édition : Bliss Comics

🍃 Publication : 14 février 2020

「Résumé」

Greta, apprentie forgeronne, découvre une petite créature perdue sur la place du marché. En ramenant le dragon-thé chez lui, elle va rencontrer les deux propriétaires du salon de thé : Hesekiel et Erik. Ces derniers vont alors l’initier à l’art délicat du soin des dragons-thé. Tandis qu’elle se lit d’amitié avec eux et avec la timide Minette, Greta va découvrir l’étendue de cet art et comment les dragons-thé enrichissent leurs vies. Un conte de fée envoûtant autour de Greta et de sa découverte du monde enchanteur des dragons-thé. Pour les 9-12 ans.

「Avis」

J’ai immédiatement été conquise par la douceur de cet univers. L’histoire est parsemée de bienveillance et d’inclusivité, un délice que je suis heureuse de retrouver dans un album jeunesse. Si Le cercle du Dragon-thé est largement accessible aux plus jeunes, les adultes se laisseront également entraîner par cette pause de tendresse. 

Les dragons-thé ont la chance de se voir dédier un petit dossier à la fin de l’album qui explique la particularité de chaque espèce et donne davantage d’informations sur ces petites boules de poils. 

Katie O’Neill est une bédéiste originaire de la Nouvelle Zélande. Si je ne l’ai pas encore franchement vu s’imposer dans la sphère des réseaux sociaux livresques français, j’ai bon espoir qu’elle se fasse doucement une place dans la bande dessinée jeunesse. Son univers autour des dragons-thé ( Le cercle du Dragon-thé, mais aussi plus récemment Le festival du Dragon-thé) est de plus en plus populaire. 

Autre lecture qui mérite le détour : Princesse princesse est un titre qui m’intéresse énormément. 

Aventurière en devenir, la princesse Amira rencontre la princesse Sadie et la libère de la tour dont elle était prisonnière. À leur grande surprise, elles vont devenir amies malgré leurs différences. Sur les routes du royaume, Sadie et Amira vont joindre leurs forces pour déjouer les plans de la sorcière qui a emprisonné Sadie et l’humilie constamment.

Je compte bien profiter de 2022 afin de découvrir le travail de Katie O’Neill plus en détail.

Vous connaissez cette bande dessinée ? Venez m’en parler dans les commentaires !

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Anne Shirley et ses périples d’adolescente

𝐇𝐞𝐥𝐥𝐨 𝐥𝐞𝐬 𝐁𝐨𝐨𝐤𝐰𝐨𝐫𝐦𝐬 🌿

Si vous me suivez régulièrement sur Instagram, vous connaissez sûrement mon amour pour Lucy M. Montgomery. Anne d’Avonlea, comme son précédent tome, est un délice qu’il me tarde d’aborder !

「Carte d’identité」

🍃 Autrice : Lucy M. Montgomery

🍃 Édition : Monsieur Toussaint Louverture

🍃 Publication : 18 février 2021

🍃 Pages : 352

Résumé

Avec Anne d’Avonlea, Lucy Maud Montgomery continue de déployer sous nos yeux ébahis l’univers enchanteur qu’elle a créé autour d’Anne Shirley, l’orpheline aux cheveux de feu adoptée par erreur. Entre les amis de toujours et les nouveaux venus, les idées saugrenues et le bon sens qui pointe son nez, Anne nous entraîne dans les aléas de la vie douce et enchanteresse d’un village hors du temps. Avec ses yeux gris qui brillent comme les étoiles du soir et ses cheveux roux toujours aussi mordants que son tempérament, Anne, désormais âgée de seize ans, a su gagner l’affection des habitants d’Avonlea. Alors qu’elle prend ses fonctions d’institutrice, son caractère se dévoile tout en nuances et envolées idéalistes. Elle fera de nouvelles rencontres, comme Monsieur Harrison, leur voisin à Green Gables, ou Mademoiselle Lewis, qui vit dans le Pavillon aux échos. Il y a également Paul, un élève fascinant et, à n’en pas douter, une future âme sœur, ou les jumeaux Dora et Davy qui débarquent à Green Gables histoire d’épicer le quotidien enfin paisible de Marilla. Alors qu’Anne devient une jeune femme, les péripéties de son existence nous enchantent toujours autant qu’elles nous touchent. À travers les joies et les peines qui font la trame du quotidien, le style si frais et poétique de Lucy Maud Montgomery porte la voix d’Anne dans les aventures, les rêveries et les moments de tendresse. Après Green Gables, quel plaisir de retrouver Avonlea !

Je pense que les jours les plus beaux et les plus agréables ne sont pas ceux où il se produit un événement splendide ou extraordinaire, mais ceux qui nous apportent de petites joies simples l’une à la suite de l’autre, comme des perles glissant d’une ficelle.

Anne a bien grandi : l’enfant au cœur pur est devenue une jeune fille gracieuse qui enseigne à l’école d’Avonlea. Anne l’adolescente nous transporte avec elle dans sa vision merveilleuse et enthousiaste de la vie.

D’une légèreté naturelle, les aventures d’Anne sont un plaisir bienveillant, une pause que je prends chaque jour avec impatience. Ne vous attendez pas à de grandes épopées pleines de suspens. Ici, on se laisse porter par les banalités du quotidien, un petit fleuve tranquille qui traverse L’Île-du-Prince-Édouard.

Que ce soit Anne de Green Gables, d’Avonlea ou bien encore des autres tomes, cette série est, à mon sens, parfaite pour l’automne.

Avez-vous lu les aventures d’Anne Shirley ?

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Tag livresque spécial automne

J’avais très envie de célébrer l’automne sur mon blog, et quoi de mieux que de participer à un tag automnal, repéré sur le blog Light & Smell.

Un livre pour accompagner une boisson chaude 

Le cercle du Dragon-Thé de Katie O’Neill. Pour ce livre-ci, je joue un peu sur les mots. C’est pourtant un album jeunesse absolument splendide, chaleureux et bienveillant à souhait. Je ne vous souhaite que de pouvoir lire les œuvres de Katie O’Neill qui sont une source inspirante de tolérance et d’inclusivité. 

Greta, apprentie forgeronne, découvre une petite créature perdue sur la place du marché. En ramenant le dragon-thé chez elle, elle va rencontrer les deux propriétaires du salon de thé: Hesekiel et Erik. Ces derniers vont alors l’initier à l’art délicat du soin des dragons-thé. Tandis qu’elle se lie d’amitié avec eux et avec la timide Minette, Greta va découvrir l’étendue de cet art et comment les dragons-thé enrichissent leurs vies. Un conte de fée envoûtant autour de Greta et de sa découverte du monde enchanteur des dragons-thé.

Un livre parfait sous le plaid

The Mountain Is You de Brianna Wiest. J’en parle une dernière fois car c’est un livre qui a impacté mon début de l’automne. Je pense que c’est une bonne idée de se pelotonner sous un plaid et de se consacrer quelques instants afin de prendre soin de soi. Je ne vais pas remettre le résumé ici, mais je vous invite à aller voir l’article dédié sur mon blog

Un livre pour survivre à une nuit d’orage

Northanger Abbey de Jane Austen. En tant que fan de notre célèbre autrice, je me dois de citer au moins une de ses œuvres dans mon tag. L’amour de Catherine, le personnage principal, pour les romans gothiques va l’amener à vivre des expériences effrayantes au sein de Northanger Abbey.

Par sa gaucherie, ses rêveries naïves et son engouement pour les vieux châteaux, Catherine Morland semble loin des modèles de vertu. Mais si cette jeune Bovary délicatement british n’a rien d’une héroïne, c’est que Jane Austen s’amuse ! Et nous emporte, d’une plume malicieuse, d’un bout à l’autre du plus moderne des romans austeniens.

Un livre pour se plonger dans l’ambiance d’Halloween

L’Arbre d’Halloween de Ray Bradbury. Un livre que je viens de recevoir dans le cadre de mon abonnement Kube. Assez connu, j’ai d’excellents retours à son sujet. Il me tarde de le lire !

Lorsqu’ils frappent à la porte de Montsuaire pour réclamer des bonbons, Tom et ses copains déguisés en zombies ne savent rien de ce qui les attend… Commence alors un fabuleux voyage dans l’espace et le temps… Une quête fantastique et poétique des origines d’Halloween…

 » Tout a commencé quand ? En Égypte, il y a quatre millénaires, pour célébrer l’anniversaire de la mort du soleil ? Ou des millions d’années plus tôt, devant les feux nocturnes allumés par les hommes des cavernes ? Ou dans le ciel de Paris, là où d’étranges créatures sont venues se pétrifier pour devenir les gargouilles de Notre-Dame? « 

Une pincée d’enfance et de magie

Anne de Green Gables, Lucy Maud Montgomery. Je ne me lasse pas de conseiller Anne Shirley à tout va, car je trouve que c’est définitivement la lecture incontournable pour un automne cocooning.  Mon article à ce sujet juste ici.

Cheveux désespérément roux, visage constellé de taches de rousseur, Anne Shirley est une petite fille curieuse, pleine d’énergie, souvent perdue dans ses pensées, parfois d’une gravité solennelle, sans aucun doute intemporelle. Difficile de résister à ce petit bout d’humanité de onze ans parfaitement imparfait, héroïne d’une série de romans qui a su conquérir des millions de lecteurs à travers le monde, Anne de Green Gables, écrit par Lucy Maud Montgomery, et dont le premier tome parut en 1908. Orpheline à l’esprit vif, à l’imagination sans bornes et qui adore employer de « grands mots », Anne se retrouve par erreur chez Marilla et Matthew Cuthbert qui attendaient un garçon pour les aider à la ferme.

Vous avez lu certains de ces titres ?

N’hésitez pas à me partager vos réponses si jamais vous reprenez le tag !

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Mon expérience Annie Ernaux

Annie Ernaux en quelques mots

Annie Ernaux, née en septembre 1940 est une femme de lettres française, professeure agrégée de lettres modernes. Son premier roman Les Armoires vides annonce un style autobiographique que va suivre le reste de ses textes. Petit à petit, elle s’établit dans un style littéraire « auto-socio-biographique », livrant aux lecteurs des parties plus ou moins intimes de sa vie.

L’écriture plate qui caractérise ses récits est utilisée, rappelant les courriers qu’elle rédigeait à ses proches afin de rapporter des événements précis, sans jeux d’écriture ou traits d’humour superflus.

Annie Ernaux s’est vu décerner plusieurs prix, notamment le Prix de la langue française en 2008 et le Prix Marguerite Yourcenar en 2017.

Mémoire de fille

Dans Mémoire de fille, Annie Ernaux replonge dans l’été 1958, celui de sa première nuit avec un homme, à la colonie de S dans l’Orne. Nuit dont l’onde de choc s’est propagée violemment dans son corps et sur son existence durant deux années.

S’appuyant sur des images indélébiles de sa mémoire, des photos et des lettres écrites à ses amies, elle interroge cette fille qu’elle a été dans un va-et-vient implacable entre hier et aujourd’hui.

C’est l’absence de sens de ce que l’on vit au moment où on le vit qui multiplie les possibilités d’écriture.

J’ai voulu l’oublier cette fille. L’oublier vraiment, c’est-à-dire ne plus avoir envie d’écrire sur elle. Ne plus penser que je dois écrire sur elle, son désir, sa folie, son idiotie et son orgueil, sa faim et son sang tari. Je n’y suis jamais parvenue.

Passion simple

À partir du mois de septembre l’année dernière, je n’ai plus rien fait d’autre qu’attendre un homme : qu’il me téléphone et qu’il vienne chez moi. […] Je n’avais pas d’autre avenir que le prochain coup de téléphone fixant un rendez-vous. […] J’évitais aussi d’utiliser l’aspirateur ou le sèche-cheveux qui m’auraient empêchée d’entendre la sonnerie. Celle-ci me ravageait d’un espoir qui ne durait souvent que le temps de saisir lentement l’appareil et de dire allô. En découvrant que ce n’était pas lui, je tombais dans une telle déception que je prenais en horreur la personne au bout du fil. Dès que j’entendais la voix de A., mon attente indéfinie, douloureuse, jalouse évidemment, se néantisait si vite que j’avais l’impression d’avoir été folle et de redevenir subitement normale. J’étais frappée par l’insignifiance, au fond, de cette voix et l’importance démesurée qu’elle avait dans ma vie.

Quelquefois, je me disais qu’il passait peut-être toute une journée sans penser une seconde à moi. Je le voyais se lever, prendre son café, parler, rire, comme si je n’existais pas. Ce décalage avec ma propre obsession me remplissait d’étonnement. Comment était-ce possible ? Mais lui-même aurait été stupéfait d’apprendre qu’il ne quittait pas ma tête du matin au soir. Il n’y avait pas de raison de trouver plus juste mon attitude ou la sienne. En un sens, j’avais plus de chance que lui.

Connaissez-vous Annie Ernaux ?

Avez-vous lu l’une de ses œuvres ?

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The Mountain Is You de B. Wiest, ma première expérience dans l’univers du développement personnel

𝐇𝐞𝐥𝐥𝐨 𝐥𝐞𝐬 𝐁𝐨𝐨𝐤𝐰𝐨𝐫𝐦𝐬 🌿

Je l’avais mentionné sur Instagram, l’automne a été pour moi l’occasion de me lancer dans de nouvelles expériences. Après mûres réflexions, j’ai décidé de me lancer dans l’aventure du développement personnel avec la fameuse Brianna Wiest.

Carte d’identité

🍃 Autrice : Brianna Wiest

🍃 Édition : Thought Catalog Books

🍃 Publication : 29 mai 2020

🍃 Pages : 248

Résumé

(Anglais)

This is a book about self-sabotage. Why we do it, when we do it, and how to stop doing it—for good. Coexisting but conflicting needs create self-sabotaging behaviors. This is why we resist efforts to change, often until they feel completely futile. But by extracting crucial insight from our most damaging habits, building emotional intelligence by better understanding our brains and bodies, releasing past experiences at a cellular level, and learning to act as our highest potential future selves, we can step out of our own way and into our potential. For centuries, the mountain has been used as a metaphor for the big challenges we face, especially ones that seem impossible to overcome. To scale our mountains, we actually have to do the deep internal work of excavating trauma, building resilience, and adjusting how we show up for the climb.In the end, it is not the mountain we master, but ourselves.

Pour celles et ceux qui ne seraient pas à l’aise avec la langue de Shakespear, je vais tenter ici de vous résumer ce livre en quelques mots. 

On parle de « self-sabotage », autrement dit, le fait de se saboter soit même, souvent de manière instinctive et inconsciente. Brianna Wiest analyse ici les différentes formes de sabotage que nous sommes susceptible de nous faire subir et propose des solutions plus ou moins concrètes pour corriger notre comportement. 

C’est un livre qui invite à travailler sur soi-même, faire face à ses propres comportements destructeurs afin de réussir à se comprendre, mais également à se dépasser. 

Brianna Wiest

https://twitter.com/briannawiest/status/1452401626799607812?s=21

Brianna Wiest est une autrice et poète américaine. Née à New York en 1992, elle a fréquenté l’université Elizabethtown où elle a obtenu un diplôme en écriture. 

Elle a publié plusieurs de ses travaux dont notamment 101 Essays That Will Change The Way You Think, The Truth About Everything, ou encore The Human Element.

Brianna a acquis une certaine renommée dans le milieu de l’écriture philosophique. Elle est également connue pour de nombreuses études sur l’intelligence émotionnelle.

Pendant des siècles, la montagne a été utilisée comme métaphore des grands défis auxquels nous sommes confrontés, en particulier ceux qui semblent impossibles à surmonter.

J’ai trouvé ce livre difficile, mais nécessaire. Difficile car accepter de travailler sur soi-même nécessite une certaine force mentale. Je me suis reconnue dans beaucoup de ses récits, de ses exemples. J’ai également appris sur certains schémas que je pouvais reproduire sans même m’en rendre compte. 

Nécessaire car j’ai pu trouver une explication à certaines difficultés que je rencontre. Je suis maintenant capable de prendre du recule sur mon comportement et possède une base qui me permettra, à l’avenir, d’agir sur ce que j’aimerais changer

Et vous, est-ce que vous connaissez Brianna Wiest ?

Pour plus de contenu, retrouvez-moi sur Instagram !

Mon bilan d’octobre, un mois plein de motivation

Joyeux Halloween !

Depuis deux ou trois mois maintenant, mon rythme de lecture a été aléatoire. Je balançais entre des semaines sans ouvrir le moindre livre, pour finalement me jeter sur quatre romans en même temps.

En octobre, j’ai décidé de prendre les choses en main.

J’ai concocté une Pile À Lire légèrement ambitieuse, mais qui me permettait de passer d’un genre à l’autre en fonction de mes envies. C’est grâce à ce mélange entre structure et liberté que je parviens à garder une motivation presque stable, malgré mon emploi du temps chargé.

Pumpkin Autumn Challenge

Je mentirais si je vous disais que le challenge s’annonce bien. Halloween est ma fête préférée et je suis heureuse de pouvoir célébrer l’automne à travers ma passion pour les livres.

Cependant, il est évident que je ne suis pas douée pour suivre une PAL stricte sur une si grande période.

J’ai donc décidé de piocher les livres qui me font envie et de ne pas me mettre la pression pour terminer le challenge à temps.

Récapitulatif

Déracinée, Naomi Novik

Je vous en ai parlé dans un autre article, ce premier plongeon dans la littérature fantasy fut un défi agréable à relever. Ma lecture s’est avérée très lente, car souvent coupée par les aléas de la vie, mais je suis tout de même parvenue à bout de ces pages.

The Mountain Is You, Brianna Wiest

Octobre a été le mois des premières expériences, et c’est le cœur plein de motivation que je me suis lancée dans un livre de développement personnel. J’en suis ressortie perplexe, mais pas déçue.

Je pense que ce genre d’ouvrage doit se lire plusieurs fois, par petits bouts lorsqu’on en ressent le besoin. Je garde cet ouvrage sous la main, et est impatiente de découvrir d’autres titres de cette autrice.

Mémoire de fille et Passion simple, Annie Ernaux

On parle beaucoup d’Annie Ernaux dans mes cours de sociologie de la lecture. Je souhaitais me faire un avis sur ses textes, et je n’ai pas été déçue.

En ce qui concerne la longueur, disons qu’il vaut mieux prioriser la qualité sur la quantité. J’ai terminé les deux livres d’une traite, avec un temps de lecture qui doit avoisiner les deux heures maximum.

Je ne lis que très rarement des œuvres françaises contemporaines, un défaut que je compte bien commencer à corriger. À travers son écriture transpersonnelle, on retrouve des phrases qui m’ont particulièrement touchée. Je pense parler davantage de cette autrice dans un article dédié.

La chronique de Bridgerton 5 et 6, Julia Quinn

Ces deux tomes marquent malheureusement la fin (temporaire ou définitive) de mon aventure aux côtés de Julia Quinn. J’ai apprécié les moments passés en sa compagnie. Simplicité, légèreté, la société mondaine de Londres telle qu’on aime la lire, tous les ingrédients sont réunis afin de concocter de belles histoires.

La répétition des scénarios et le manque de profondeur du texte ont eu raison de moi. Je ne pense pas lire les deux tomes suivants, mais je suis soulagée d’être parvenue au bout de ceux présents dans ma bibliothèque.

Anne D’avonlea, Lucy Maud Montgomery et L’Assassin du train, Jessica Fellowes.

Les deux derniers de ma PAL d’octobre. Si j’ai eu le temps d’ouvrir le premier, je n’ai pas pu toucher le second. Je prévois de terminer Anne dans les jours à venir, quitte à rogner un peu sur ma PAL de novembre. En ce qui concerne L’Assassin du train, je pense le reprogrammer plus tard, il rejoint ma PAL générale jusqu’à nouvel ordre.

Octobre : quelques lectures, mais beaucoup d’écriture

Octobre reste une période très productive. L’automne me donne la motivation nécessaire à avancer dans mes projets personnels. J’ai été très heureuse de boucler la relecture de mon roman et d’envoyer le manuscrit à mes adorables bêta-lectrices. Je me rapproche un peu plus de mon histoire finale, même si je suis consciente du travail qu’il me reste à accomplir.

Je m’estime extrêmement chanceuse d’être entourée de personnes si bienveillantes pour m’accompagner dans ce premier texte. J’en parlerais sûrement dans un article dédié, car partager mon expérience d’autrice me tient à cœur.

Et vous, comment s’est passé votre mois d’octobre ?

Déracinée, magicienne et forêt maléfique

Synopsis

Pour les protéger des forces maléfiques du Bois, les habitants d’un village peuvent compter sur le Dragon, un puissant mage. Mais en échange, ils doivent lui fournir une jeune fille qui le servira pendant dix ans. L’heure du prochain choix approche et Agnieszka est persuadée que le Dragon optera pour Kasia, belle, gracieuse et courageuse, tout ce qu’elle n’est pas. Mais Agnieszka se trompe…

Agnieszka, une fille du village

C’est l’histoire d’Agnieszka, la fille unique d’un bûcheron, née et élevée à Dvernik. Depuis toujours, Agnieszka adore sa vie au village. Intrépide et loin du portrait de la jeune femme gracieuse, elle passe son temps à grimper aux arbres, cueillir des baies pour ses parents et salir ses vêtements.

Son destin va basculer le jour où le « Dragon », un puissant sorcier, la choisit pour venir vivre avec lui dans sa tour.

Pour Agnieszka, c’est le début de son parcours de magicienne. Elle va devoir tout apprendre afin de protéger son village des assauts de la terrible forêt qui s’étend progressivement…

Déracinée, un récit prometteur

Ce livre m’a été conseillé par un libraire dans le cadre de mon abonnement Kube (https://www.lakube.com). En effet, je ne suis pas une grande habituée de récits de fantasy, et j’avais envie d’élargir mes horizons. Ma demande précisait un personnage féminin fort, si possible créé par une autrice. Toutes mes requêtes ont été comblées grâce à Déracinée.

Le texte, écrit à la première personne, se montre dès les premières pages plutôt engageant. Naomi Novik nous invite dans son univers admirablement travaillé. Une visite enquise de l’imaginaire de l’autrice, celui-ci inspiré de plusieurs contes populaires : Raiponce, la jeune femme enfermée dans une tour reculée, la Belle et la Bête ou encore les mentions de Baba Jaga, une histoire connue en Europe de l’Est.

Trop d’action tue l’action

Je suis novice en matière de fantasy et de ce fait, n’ai peut-être pas l’habitude du rythme qui caractérise le genre. Je me suis vite perdue dans l’enchaînement incessant des actions. Catastrophe sur catastrophe, je me suis sentie étouffée par l’histoire qui a fini par me désintéresser.

J’aurais aimé un dosage raisonnable entre les scènes turbulentes et le développement des personnages qui m’a donné l’impression d’être bâclé. Je n’ai trouvé aucune évolution entre le début et la fin du récit. Agnieszka est créé sur une base très prometteuse, arrête sa progression trop rapidement à mon goût. En ce qui concerne le Dragon, je n’ai pas remarqué de changement significatif que l’histoire était supposée lui apporter.

Une bonne introduction au genre fantasy

Bien que le roman comporte quelques défauts, l’ensemble fonctionne correctement. L’univers est facile à comprendre et favorise l’immersion du lecteur. J’ai particulièrement trouvé la forêt, l’élément principal de l’histoire, très bien décrite.

Je ne pense pas lire un deuxième texte de Naomi Novik. J’ai apprécié ce moment partagé avec elle, mais espère tomber sur un livre qui me laissera un souvenir plus savoureux.

Défi Pumpkin Autumn Challenge 2021 : ce livre entre dans le menu « Automne enchanteur »

Louisa May Alcott, Les quatre filles du docteur March

C’est avec grand plaisir que je vous parle enfin d’un livre que j’adore : Les quatre filles du docteur March ! La nouvelle traduction par Janique Jouin-De Laurens est l’occasion de se plonger dans ce roman iconique, grâce à la collection Totem de Gallmeister.

「Carte d’identité」

🍃 Autrice : Louisa May Alcott
🍃 Édition : Gallmeister
🍃 Publication : 03 septembre 2020
🍃 Pages : 640

「Résumé」

Dans une petite ville du Massachussetts, durant la guerre de Sécession, une famille modeste, quatre jeunes sœurs et leur mère, guette avec inquiétude chaque lettre du père parti au front. Mais rien ne peut arrêter la jeunesse, et la vie continue à façonner les destinées de Meg, l’aînée pragmatique et conformiste, Amy la frivole, Jo, la romancière en herbe et féministe avant l’heure, et la douce Beth, à la santé fragile. De l’enfance à l’âge adulte, confrontées à la découverte de soi, elles partagent une joie de vivre débordante apprenant la sororité, l’amitié mais aussi le sacrifice. Ensemble, ces quatre adolescentes impétueuses sauront réclamer à ce monde bien plus qu’il ne semble pouvoir leur offrir.

Une histoire toujours actuelle, adaptée six fois au cinéma, le plus récemment en 2019 avec Emma Watson et Meryl Streep (5 nominations aux Oscars dont meilleur film, meilleure actrice et meilleure adaptation).

「Avis」

Le classique parmi les classiques de la littérature américaine. Ce roman nous emmène dans le quotidien de quatre sœurs durant la Guerre de Sécession. Difficile de refermer ce livre après avoir vécu aux côtés de Meg, Jo, Amy et Beth, les avoir vu grandir et évoluer chacune à leur manière.

Le côté moralisateur peut déranger, mais ne gêne en rien la lecture lorsqu’on garde en tête l’époque et les mœurs qui entourent le texte.

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